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Technologies de l'information et de la communication

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Après la chute de l'Empire romain, l'usage de la monnaie connaît une régression dans l’Europe du Haut Moyen Âge avec les restrictions au commerce et la mise en place presque partout de systèmes féodaux laissant peu de place aux libertés économiques. Au Moyen Âge, toutes les unités monétaires locales sont définies partout en référence à leur poids d’or ou d’argent. Le phénomène le plus caractéristique des TIC est le brouillage des frontières entre télécommunications, informatique et audiovisuel/ multimédias.

Mais cette définition se limite à la convergence de l'informatique et des télécommunications en vue de communiquer et ne tient pas compte de l'impact de la convergence numérique dans les multimédias et l'audiovisuel.

Cette définition est beaucoup plus complète que la précédente en tenant compte de la convergence numérique dans son ensemble. Elle reflète davantage le point de vue des institutions internationales qui considèrent les technologies de l'information et de la communication comme étant l'intégration des techniques des télécommunications, de l'informatique, des multimédias et de l'audiovisuel [ 9 ].

La diffusion rapide des accès à l'Internet à haut débit a permis une explosion des usages des services audiovisuels qui prennent une importance accrue dans le concept des TIC, non seulement au niveau de la communication, mais aussi au niveau de la gestion des informations et des connaissances et au niveau de leur diffusion. Cette extension du concept des TIC est à l'origine de nombreux débats en raison de l'importance de son impact sur la société.

Selon une convention internationale fixée par l' OCDE , les technologies de l'information et de la communication TIC englobent les secteurs économiques suivants [ 10 ]:. L'avènement de l'Internet et principalement du Web comme média de masse et le succès des blogs , des réseaux sociaux , des wikis ou des technologies Peer to Peer confèrent aux TIC une dimension sociétale. De nombreux internautes, quant à eux, considèrent l'Internet comme une technologie de la relation TR: Joël de Rosnay a repris cette expression dans La révolte du pronétariat: Le concept de technologies de l'information et de la communication est à rapprocher de celui de société de l'information en raison de leur impact sur le fonctionnement de la société.

Mais les définitions fournies [ 11 ] sont généralement floues ou équivalentes à celles des TIC. Parfois il s'agit de distinguer les technologies basées sur l'Internet par opposition aux télécommunications traditionnelles. Parfois, il s'agit de distinguer les plateformes du web 2. Le sigle NTIC est source de confusion car il ne fait l'objet d'aucune définition officielle par les institutions internationales responsables de ce domaine alors que le terme de TIC ou ICT en anglais y est défini comme étant l'intégration des technologies des télécommunications, de l'informatique et des multimédias [ 13 ].

L'utilisation des moteurs de recherche montre que le sigle NICT , traduction de NTIC en anglais, est très rarement utilisé en dehors de la traduction de documents d'origine francophone et qu'il est plutôt fait mention de l'évolution rapide de ce domaine en permanence. Cela montre qu'il n'est pas utile d'établir des catégories rigides pour distinguer ce qui est nouveau de ce qui ne l'est pas.

Cette distinction n'est pas sans poser des problèmes aux autorités chargées de la réglementation et de la régulation du fait de la convergence des technologies des télécommunications et de l' Internet [ 15 ]. Cette convergence permet un usage croissant de la diffusion de la télévision et de la radio par Internet grâce aux technologies à haut débit [ 16 ]. On entend par communications électroniques les émissions, transmissions ou réceptions de signes, de signaux, d'écrits, d'images ou de sons, par voie électromagnétique [ 17 ].

À noter que dans le document cité en référence, les termes de TIC ou Technologies de l'Information et de la Communication ne sont pas mentionnés.

Les sigles anglais correspondant sont IT , pour information technology et ICT pour information communication technology , le sigle NICT , pour new information and communication technology étant beaucoup plus rarement utilisé [ 18 ]. Dans le système éducatif français , on évoque plutôt les technologies usuelles de l'information et de la communication TUIC et les technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement TICE.

Les TIC jouent un rôle majeur dans la compétitivité des entreprises et dans l'efficacité des administrations et des services publics santé, éducation, sécurité. Les TIC sont devenus également un enjeu crucial pour la production et la diffusion des biens culturels.

Un rapport des Nations unies insiste sur l'impact de la convergence des TIC: Par exemple France Telecom est devenue également un distributeur de chaînes de télévision et de musique. Dans les années et 90, les réseaux étaient spécialisés par domaine et il fallait différents systèmes de transmission et parfois différentes infrastructures pour la téléphonie, la transmission de données entre ordinateurs, la radio et la télévision.

Maintenant les réseaux en technologie IP à haut débit sont communs pour toutes les formes de service et les octets de la téléphonie sont acheminés par les mêmes routeurs sur les mêmes artères que les octets des consultations des sites Internet, des transferts de fichiers, du streaming de vidéos ou du courrier électronique [ 26 ] , [ 27 ].

Dans les années , un ordinateur servait essentiellement au traitement de texte et au calcul avec un tableur. Puis dans les années il a servi aussi au courrier électronique et aux présentations par diapositives. Un ordinateur était donc clairement un équipement informatique.

La convergence numérique est particulièrement illustrée par les nouveaux terminaux téléphoniques appelés smartphones. Ils contiennent plus de capacité en mémoire et de puissance de calcul que les ordinateurs personnels des années et même Ils permettent de prendre des photos et des vidéos avec des performances équivalentes à de bons appareils de photos ou caméscopes des années Ils sont utilisés comme des baladeurs pour écouter de la musique enregistrée ou voir des images ou des vidéos enregistrées.

Apple développe aussi sa propre suite bureautique iWork, en concurrence directe avec Microsoft Office. Les services de l'information et de la communication sont regroupés en différentes catégories dont les plus connues sont:. Selon un rapport Votre cloud est-il Net?

En , en France, une charte a engagé les opérateurs développer le réseau tout en économisant l'électricité, et améliorer la récupération et le recyclage des matériels informatiques [ 40 ].

De à , les unités centrales desktop vendues ont légèrement diminué leur consommation d'énergie, de même que les écrans, alors que la consommation des portables augmentaient légèrement [ 41 ]. L' empreinte environnementale des TIC est très importante, puisqu'elles nécessitent pour leur fabrication une très grande quantité de matériaux, en particulier de métaux. Le nombre de métaux de la table de Mendeleïev sollicités pat la fabrication des TIC est ainsi passé de 10 dans les années à 60 dans les années Pendant cette période, la demande de l'industrie des TIC en métaux a triplé.

Le PNUE a publié en la composition d'un ordinateur personnel fixe, et l'Öko Institute a fait une étude équivalente en pour les ordinateurs portables [ 42 ]. Le développement des activités tertiaires au détriment des activités primaires et secondaires dans les pays industrialisés a augmenté les besoins de traitement de l'information et de communication des entreprises [ 43 ]. De nombreuses petites et moyennes entreprises PME ont participé à cette étude [ 45 ]. Croissance, emplois et productivité dans le secteur tertiaire: L'augmentation du niveau d'éducation a favorisé l'utilisation d' ordinateurs personnels et de logiciels plus ou moins complexes par un pourcentage croissant de la population [ 47 ].

Les collectivités locales investissent dans la formation sur les TIC pour améliorer la compétitivité des entreprises de leurs territoires [ 48 ]. Les mêmes outils de TIC sont utilisés aussi bien dans le domaine professionnel que dans le domaine privé, ce qui entraîne à la fois un brouillage de la frontière entre ces deux domaines et une stimulation pour se doter de ces outils de TIC [ 49 ] , [ 50 ] , [ 51 ].

La distribution des dépenses par les ménages a sensiblement évolué avec une part croissante de dépenses pour les TIC, même dans les milieux populaires, avec en conséquence une réduction d'autres types de dépenses par exemple, réduction d'achats de journaux , de magazines , de CD Ce phénomène a été analysé par l'agence Aravis [ 53 ] à partir des statistiques sur les dépenses des ménages. Les résultats montrent que [ 54 ]: Les terminaux des TIC à haut débit ordinateurs personnels et téléphones 3G sont de plus en plus utilisés pour la radio et la télévision en lieu et place des terminaux traditionnels spécifiques à chaque catégorie d' audiovisuel.

La possibilité de voir des émissions de télévision en mode différé catch-up TV ou replay et d'écouter des émissions de radio en mode différé par le téléchargement podcast augmente considérablement la gamme de ce qu'on peut voir ou entendre.

En particulier, les jeunes de 14 à 24 ans veulent pouvoir consommer leurs émissions préférées n'importe quand, n'importe où et sur n'importe quel écran [ 57 ]. Le streaming est de plus en plus utilisé, ce qui fait reculer le téléchargement illégal [ 58 ]. Des projets sont réalisés pour utiliser les TIC pour lutter contre l'isolement des séniors, par exemple le projet Monalisa [ 59 ]. La possibilité d'intervenir en temps réel dans les débats et forums apporte un nouveau degré de participation des consommateurs.

Grâce au web 2. La rapide augmentation de la capacité des processeurs loi de Moore et la rapide augmentation de la capacité des artères de transmission avec la généralisation des fibres optiques ont entraîné une chute des coûts unitaires des services de communications et surtout une généralisation progressive des systèmes d' accès à Internet à haut débit.

La numérisation de toutes les informations de toute nature: Cette caractéristique est d'autant plus importante que ces infrastructures sont caractérisées par des coûts fixes élevés et des coûts marginaux faibles.

Cela a entraîné un profond bouleversement des modèles économiques des opérateurs de télécommunications. En quinze ans, le marché des TIC a été bouleversé, d'abord avec l'essor phénoménal de la téléphonie mobile et de l'Internet fixe à haut débit, puis récemment avec l'Internet mobile à haut débit, ce qui caractérise l'étape majeure de la convergence des technologies du traitement de l'information et de la communication.

On appelle cela un actif réel par opposition à la notion d'actifs financiers ou de titres, dont les actions et les obligations font partie. La capacité de la monnaie est pratiquement garantie à court terme: La thésaurisation de la monnaie est le placement le plus liquide.

Les paniques financières se manifestent par des ruées vers les espèces monnaie de banque centrale qui déstabilisent gravement le système bancaire. On parle de calcul économique quand cette évaluation est faite a priori et de comptabilité quand elle est faite a posteriori.

Il existe des unités de compte qui ne sont pas de la monnaie. Une monnaie fiduciaire du latin fides , la confiance est une monnaie ou plus généralement un instrument financier dont les supports sont dépourvus de valeur intrinsèque et qui ne peuvent être convertis en or.

Ce n'est plus la valeur des métaux précieux qui servent de gage à la monnaie mais la confiance du public. Cette confiance peut porter sur l'émetteur et lorsque l'émetteur est une banque centrale publique, la confiance se porte sur la société tout entière.

L'expression de monnaie fiduciaire a été utilisée pour caractériser les monnaies de billon d'alliage métallique qui n'avaient pas de valeur intrinsèque. Mais lorsque les unités monétaires ont perdu leur définition en or — soit leur convertibilité — le franc français en , le dollar américain en , c'est toute la monnaie émise par une banque centrale qui est devenue fiduciaire.

Aussi, c'est le corps - d'où l'expression de monnaie corporelle - qui caractérise les billets et les pièces et non la confiance puisque, de nos jours, toutes les monnaies reposent sur la confiance. La monnaie scripturale, littéralement écrite, est constituée des dépôts bancaires sur les comptes courants dans les banques commerciales. Ces écritures longtemps tenues dans des registres sont maintenant gérées par informatique [ 15 ]. Ils forment l'essentiel de la masse monétaire , très loin devant les billets et les pièces.

Avec le développement des outils informatiques on assiste à une numérisation de la monnaie. Alors que la carte de crédit a déplacé la banque sur le lieu de transaction, la monnaie électronique entraine la suppression de l'organisme de contrôle lors de l'échange.

Aussi le droit limite fortement l'usage de la monnaie électronique à cause des risques de fraude qu'elle pose. La masse monétaire est une mesure de la quantité de monnaie en circulation. À l'origine la masse monétaire correspondait aux réserves d'or disponibles dans le coffre de la banque centrale. De fait il existe plusieurs masses monétaires selon les types de compte qui sont comptabilisés.

En effet si un compte courant créditeur représente une dette d'une banque vis-à-vis d'une personne la banque est engagée par la loi à fournir au détenteur du compte la somme créditée en billets de banque , il existe d'autres types de compte bancaire comme le livret A et plus généralement d'autres types de dette. Ainsi on distingue les masses monétaires:. La création monétaire est le processus par lequel la masse monétaire d'un pays ou d'une région comme la zone euro est augmentée.

Dans le système des réserves fractionnaires réserves obligatoires déposées auprès des banques centrales la création monétaire résultait essentiellement de l' effet multiplicateur du crédit , i. Les banques centrales créent de la monnaie en achetant des actifs financiers comme des bons du trésor ou en prêtant de l'argent aux banques commerciales en échange d'une reconnaissance de dette.

Les banques commerciales peuvent pour leur part créer aussi de l'argent en prêtant à des particuliers ou à des entreprises. Les réserves obligatoires exigées par les banques centrales étant devenues symboliques ou nulles pour ne pas nuire à la liquidité bancaire, la quantité de monnaie qui peut être créée par les banques commerciales est désormais limitée essentiellement par des règles prudentielles de solvabilité et liquidité fixés dans des traités internationaux comme Bâle III [ 16 ].

Ainsi de suite pour arriver à ce que les réserves excédentaires soient de 0, puisque le total des fuites sera de Dans cet exemple, au total, à partir de de monnaie centrale dont 71,4 se retrouveront en monnaie fiduciaire et 28,6 en réserves obligatoires des banques auprès de la banque centrale, les banques auront créé et le retour des dépôts dans le système bancaire sera de ,6.

La création de monnaie permanente peut pallier, dans certains cas, l'incapacité de la monnaie d'endettement à atteindre le niveau souhaitable du PIB [ 17 ].

La politique monétaire est l'action par laquelle l'autorité monétaire, en général la banque centrale, agit sur l'offre de monnaie dans le but de remplir son objectif de stabilité des prix. Elle tâche également d'atteindre les autres objectifs de la politique économique, qualifiés de triangle keynésien: Depuis le début de la crise économique de , les Banques centrales ont de plus en plus recours à des politiques dites non conventionnelles dont l'assouplissement quantitatif en anglais Quantitative easing.

La politique monétaire se distingue de la politique budgétaire. Ces deux politiques interagissent et forment ensemble le policy-mix. Le marché monétaire désigne le marché informel où les institutions financières — Trésors nationaux, banques centrales, banques commerciales, gestionnaires de fonds, assureurs, etc. Le marché monétaire est un élément essentiel au fonctionnement des marchés financiers.

La monnaie a eu une profonde influence sur l'évolution du droit et réciproquement. L'émission de monnaie de crédit est strictement encadrée par le droit bancaire et des institutions étatiques de contrôle. En l'absence de monnaie, la sanction publique ne peut prendre que des formes physiques: Elle est relativement difficile à étager.

La monnaie permet de simplifier le système des amendes et de proposer des sanctions nuancées qui peuvent pour les délits sans trop d'importance ne pas entraver la vie courante des contrevenants. L'indemnisation pécuniaire a été un grand progrès.

Les pouvoirs publics sont seuls capables de donner un pouvoir libératoire à une monnaie, c'est-à-dire une capacité d'éteindre toute dette y compris les dettes fiscales et les dettes pénales ou civiles, en tout lieu et à tout moment dans la zone où un moyen de paiement a cours légal. Toutes les formes monétaires n'ont pas nécessairement cours légal. Généralement n'en sont dotés que seuls les billets émis par une Banque centrale et les pièces de monnaie.

Le chèque n'a généralement pas cours légal. Il peut être refusé par les commerçants. Pourtant, inversement, il n'est pas possible d'effectuer tous les paiements avec une forme monétaire ayant cours légal. Les théories économiques cherchent à établir des liens entre les grandeurs comme les prix, la croissance, le chômage, l'inflation, les taux d'intérêt, les salaires La pensée économique sur la monnaie est multiple.

La théorie quantitative de la monnaie résulte du constat que les prix sont influencés par la quantité de monnaie en circulation. Cette théorie a été développée par différents auteurs dans différents pays. Elle a été reformulée par les théories monétaristes au cours des années , dans une version restrictive, pour attaquer les théories keynésiennes.

Pour John Keynes la monnaie n'est pas neutre, mais au contraire joue un rôle actif dans le fonctionnement de l'économie. Récemment, certains modèles nouveaux Keynésiens ont montré que la monnaie a un rôle à court terme sur les dynamiques économiques en fonction du niveau d'aversion au risque des ménages [ 22 ].

Le monétarisme est un courant de pensée économique pour lequel l'action de l'État en matière monétaire est inutile voire nuisible. La réflexion sur ce thème est ancienne cf. Mais le rénovateur de ce courant est sans conteste l'économiste Milton Friedman chef de file de l' École de Chicago , qui a contribué à réhabiliter et à relancer la théorie quantitative de la monnaie contre le paradigme dominant de l'époque, le keynésianisme.

Ainsi la politique monétaire est réapparue sur le devant de la scène pour figurer depuis quelques années parmi les instruments essentiels de la politique économique. Le Chartalisme est une théorie monétaire. Selon cette théorie, la monnaie est une émanation de l'état.

L'état crée de la monnaie en payant les personnes à son service comme les soldats et en exigeant que les dettes fiscales de ses sujets soient soldées par une certaine somme de monnaie. Les sujets sur le territoire contrôlé par l'état sont obligés de travailler ou d'échanger avec les personnes qui possèdent de la monnaie afin de payer les taxes réclamées par l'état. La valeur de la monnaie découle selon cette théorie directement des taxes qu'elle permet de solder. La monnaie représente donc une fraction du pouvoir de l'état.

La quantité de monnaie est conservée lors d'un échange économique voir aussi Atomicité économie. La conservation de la monnaie lors des échanges économiques implique que la monnaie tend à se répartir entre les agents économiques suivant une distribution exponentielle indépendamment de la nature des échanges.

Le currency principle dispose que les billets remplacent les monnaies métalliques 1 pour 1. Selon cette doctrine, le fait que le public a toujours la faculté d'exiger le remboursement en or des billets suffit à en garantir la valeur, pourvu toutefois que les actifs de la banque, non seulement en or, mais aussi sous n'importe quelle autre forme doctrine des effets réels restent suffisants. La loi de , le Banking Act , tranche la querelle au profit du currency principle , du moins en théorie puisqu'en pratique à chaque crise des mesures d'exceptions seront adoptées.

La démonétisation de l'or et de l'argent a rendu cette querelle très inactuelle, elle subsiste néanmoins sous la forme de la question de la garantie des dépôts et du niveau de réserve en monnaie banque centrale qu'on exige des banques.

Les questions monétaires ont toujours agité les États-Unis. Une banque des États-Unis est créée en par Alexander Hamilton , dont la charte, temporaire, dure 20 ans [ 26 ]. Elle ouvrit huit succursales, servit de dépôt pour les fonds de l'État, assura les transferts d'un bout à l'autre des États-Unis et joua le rôle de payeur général des dépenses publiques. Elle émit des billets convertibles en or ou en argent. La Constitution américaine définit strictement la monnaie et donne au Congrès Sénat et Chambre des représentants réunis la responsabilité des questions monétaires.

Menée par Thomas Jefferson , l'opposition au renouvellement gagna. Une seconde Banque des États-Unis vit le jour peu de temps après. Cette fois là c'est le Président Andrew Jackson qui l'étouffa. L'avis de Jefferson était sans nuance: Mon zèle contre ces institutions était tel qu'à l'ouverture de la Banque des États-Unis je m'amusais comme un fou des contorsions de ces bateleurs de banquiers cherchant à arracher au public la matière de leur jongleries financières et de leurs gains stériles.

Les Westerns rendent compte de cette frénésie bancaire en montrant que dans tout village qui se crée se monte aussitôt un relais de diligence, un saloon et…une banque. Il est vrai que les colons qui accédaient à un lopin de terre n'avaient pas de ressources. La banque les leurs fournissait, avec la terre comme garantie et les résultats d'exploitation comme source de remboursement.

En , 62 banques cessèrent leur paiement. La crise bancaire était terminée. Cette situation se répéta en où après la crise de confiance suivant la chute des bourses et la faillite de Lehman Brothers , ce sont les États qui déclarèrent garantir les déposants, et non les banques centrales.

Le projet, historiquement entièrement nouveau, de créer une zone monétaire unifiée plurinationale en Europe a été une source de tensions politiques extrêmement fortes. Celles-ci ont suscité de très vives dissenssions au sein des partis de gouvernement dans tous les pays concernés. Les désordres monétaires en cours auraient plutôt conforté le désir de rejoindre une zone monétaire large comme celle l'Euro que celui d'en quitter la protection.

Les difficultés extrêmes que connaît l'Islande portent des pays comme la Hongrie ou certains pays baltes à réfléchir, eux qui ont dû pousser leurs taux d'intérêts très haut, au détriment de leur économie, pour éviter le naufrage de leur monnaie.

Éviter le retour de situations de ce genre pèserait nécessairement sur le débat pour l'adoption de l'Euro par la Hongrie. La situation est la même notamment au Danemark et en Pologne. Toutefois, certains économistes pourtant partisans de l'Euro comme Thomas Piketty critiquent sa gestion par la BCE et préconisent que celle-ci prête aux États à des taux d'intérêts nuls ou faibles afin qu'ils puissent rembourser les intérêts de la dette [ 29 ].

Lorsque la monnaie était métallique, ce genre de crise était possible en cas d'afflux massif de métal précieux sans contrepartie économique, à la suite d'une expédition militaire particulièrement réussie cas de l'Espagne à la suite de la conquête de l'Amérique ou, plus rarement, à la suite d'un boom minier.

Inversement il pouvait se produire une raréfaction du métal pour la raison symétrique paiement d'un énorme tribut, pillage ou à la suite d'une crise de confiance induisant une thésaurisation de précaution massive.

Cependant l'utilisation excessive de la planche à billets par un ou plusieurs états et l'augmentation correspondante de la masse monétaire en circulation peut aboutir à un résultat similaire. Les déposants se ruent à leur banque pour retirer leurs dépôts, récupérer physiquement leur monnaie sous une forme sûre selon le cas, monnaie métallique ou monnaie légale.

Si la banque fonctionnait selon le currency principle cf. Mais si la banque fonctionne selon le banking principle , comme c'est le cas de nos jours, elle a prêté à d'autres l'argent mis en dépôt chez elle obtenant en échange des biens dont la valeur est supérieure, mais moins disponibles et elle est incapable de rembourser à vue: Dans une situation normale, de par les revenus qu'ils procurent, les prêts consentis par la banque avec les dépôts qu'il s'agit de rembourser ont une valeur supérieure à ces dépôts.

Ils peuvent attirer un acheteur de la banque qui est sauvée en échange de son indépendance: Ils peuvent aussi servir de garantie à un prêt même type d'intervenants, plus la banque centrale dont les ressources sont sans limite puisqu'elle dispose de la planche à billet, les billets émis à cette occasion pouvant être détruits dès le prêt remboursé. Si une opération de sauvetage n'a pas lieu par exemple le portefeuille de prêts n'est pas, ou ne semble pas, de valeur suffisante pour attirer un acheteur ou un prêteur , la banque fait faillite.

Comme selon toute probabilité la banque a elle-même des dettes chez d'autres banques, celles-ci sont fragilisées et peuvent à leur tour devenir victimes d'une panique, éventuellement avec un effet boule de neige capable de dévaster entièrement le système bancaire d'un pays en quelques mois.

Une telle éventualité est trop grave pour être prise à la légère par les états. La panique est consubstantielle à l'application du banking principle , c'est-à-dire à la possibilité de convertir les dépôts à court terme et disponible immédiatement, mais ne rapportant rien et suscitant des frais de stockage en valeurs mobilières source de revenu mais risquée et bloquée pour un temps plus ou moins long.

Mais avec le temps les exigences en termes de réserve ont baissé, ce qui rend à la fois plus probables et plus graves les phénomènes de paniques. La réduction des exigences concernant les réserves en fonds propres fait système avec la garantie des dépôts par les États au moins pour un montant maximum connu à l'avance: En fin de scénario les billets peuvent atteindre des montants vertigineux se comptant en dizaines ou centaines de milliards.

Le système assurait une parité entre le Peso et le Dollar. Mais la forte remontée du dollar provoqua la crise des pays émergents voir crise asiatique et mit à mal les monnaies les plus fragiles. Le pays était engagé dans une déflation douloureuse, et confronté à un assèchement des liquidités. Certaines provinces argentines produisirent des monnaies de substitution comme l'argentino en même temps que les dollars fuirent le pays ou surtout n'y entrèrent plus.

Les comptes en dollars furent convertis de force en comptes en pesos avec une forte décote. Les épargnants perdent une part très importante de leurs avoirs, de même que les investisseurs étrangers. Les CDO sont des dettes en général immobilières du marché américain qui ont été rassemblées puis transformées en titres, découpées en mini blocs notés par les agences de notation et vendus aux enchères sur le marché de gré à gré des produits quasi liquides. La panique bancaire américaine de offre également un exemple de rupture majeure du marché interbancaire.

Le journal Le Monde du quatre décembre indique: L'eau vient d'être coupée à Harare. L'armée, non payée, commence à piller les magasins. De tels évènements démontrent à quel point la monnaie est symptomatique d'un régime et démontrent les dégâts éventuellement mortels de l'absence de monnaie saine. La fonction d'échange que permet les monnaies est, selon l'Organisation des Nations unies, le seul garant de la paix dans le monde car elle canalise la violence [ 30 ].

Mais la fin de la monnaie fiduciaire conventionnelle, que l'on entend par pièces ou billets , pourrait être la cause de nouveaux conflits sociaux sans précédents [ 31 ]. Un retour à la valeur refuge des monnaies métalliques telles que l' or et de l' argent apparait dans ce cadre inéluctable. Les numismates collectionnent et étudient les formes circulantes de la monnaie pièces et billets. L'investissement en pièces d'or est aussi un acte de précaution contre la dévaluation des monnaies et le risque de défaillance bancaire généralisée.

Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats.

C'est l' explosion du système monétaire international qui se traduit par la fin des parités fixes en Asie une quinzaine d'années plus tard.

Closed On:

En contrepartie les rois de France, par exemple, usent de tous les artifices pour fausser en leur faveur le rapport entre valeur nominale des monnaies et teneur en métal. L'état crée de la monnaie en payant les personnes à son service comme les soldats et en exigeant que les dettes fiscales de ses sujets soient soldées par une certaine somme de monnaie.

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